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Nouveau record de saisies de cocaïne en Belgique en 2023

17 Janvier 2024  
17.01.2024

Les autorités belges ont annoncé avoir intercepté 116 tonnes de cocaïne en 2023 dans le port d’Anvers, principale porte d’entrée du produit vers l’Europe, soit du jamais vu auparavant. Des chiffres élevés, mais qui représenteraient moins de 10 % du volume total de cocaïne entrant en Europe par ce port.  

Les années se suivent et se ressemblent, et les records de saisies de cocaïne dans les ports européens sont battus les uns après les autres, à l’image de celui annoncé par les douanes belges pour 2023 : 116 tonnes de cocaïne provenant d’Amérique latine ont été interceptées, soit une augmentation de 5% en comparaison de 2022. Les Pays-Bas ne sont pas en reste avec près de 60 tonnes saisies la même année.

Comme le souligne le journal Le Temps dans un article consacré à ce sujet, « l’heure est un peu à la désillusion » du côté des autorités qui constatent – rengaine lue et entendue depuis plusieurs décennies – que les organisations criminelles se montrent extrêmement inventives et semblent avoir toujours un temps d’avance. Renforcées par un contexte favorable de prohibition, ces dernières consolident leurs assises et leurs réseaux au niveau international, avec toute une série de conséquences parmi lesquelles la hausse de la violence, des assassinats, ou encore de la corruption et du blanchiment d'argent.

Ce n'est pas une surprise à proprement parler pour de nombreuses associations de terrain, dont le GREA, qui intègrent le Consortium international sur la politique des drogues (IDPC). Ce dernier a d’ailleurs publié à et égard l’année dernière un rapport intitulé « Sur la mauvaise voie » en référence à la Déclaration ministérielle sur les drogues de l’UNODC en 2019.

Dans tous les cas, il s’agit d’autant d’éléments qui suscitent des interrogations : à l’horizon 2030, ne conviendrait-il pas de considérer d’autres angles d’approche en pensant de manière systémique ? Ne faudrait-il pas se focaliser sur certaines causes, notamment dues au régime international de contrôle des drogues, plutôt que sur les conséquences, soit l’essor des trafics et de la criminalité ? Même si ces questions et la mise en œuvre d’alternatives restent complexes, les changements politiques en matière de cannabis, que cela soit en Suisse ou au niveau international, offrent des pistes de réflexion.