La naloxone à la traîne en Nouvelle-Zélande

04.06.2018

Contrairement à d'autres pays anglo-saxons, la Nouvelle-Zélande peine à reconnaître la naloxone comme outil de réduction des risques. Ses défenseurs montent au créneau.

L'introduction de la naloxone a été recommandée par l'Organisation mondiale de la santé, et certains pays comme les États-Unis, l'Australie, l'Écosse et le Pays de Galles ont fait d'excellents progrès. En Nouvelle-Zélande en revanche, il a été difficile d'inscrire la naloxone dans la politique en matière de drogue et encore moins dans la société alors que les médecins légistes indiquent chaque semaine un décès par overdose d'opiacés.

Le manque d'intérêt, le manque de considération pour les personnes qui consomment, seraient à l'origine des politiques drogues néo-zélandaises. Dans une tribune écrite sur son blog, l'ancien professeur à l'Institut de criminologie de Victoria Wellington et expert indépendant de l'UNODC, Julian Buchanan revient sur le gâchis néo-zélandais de refus d'intégrer la naloxone dans la politique drogues 2015-2020 du pays. Et pourant, rappelle-t-il, les essais de le faire ont été nombreux et bien étayés. Hélas!

Il se réjouit que les choses bougent au niveau international après notamment l'UNGASS de 2016. En 2017, la Journée internationale de sensibilisation aux overdoses a fait émerger le mouvement en faveur de la naloxone. Des utilisateurs, des familles et des amis luttent pour avoir accès à la naloxone à la maison. La distribution semble acquise mais les politiques procrastinent. Apparamment le coût et l'information liés au projet reportent inlassablement la distribution.