PILDJ - Jeu pathologique: le programme intercantonal de lutte contre la dépendance au jeu

Le jeu pathologique touche entre 50'000 et 100'000 personnes en Suisse. Les autorités ont été amenées à légiférer afin que le danger que représentent les pratiques de jeux soit pris en compte. Dans ce cadre, les cantons romands ont décidé d’unir leurs efforts et de lancer le Programme intercantonal de lutte contre la dépendance au jeu (PILDJ). Le mandat de sa mise en oeuvre a été confié au GREA en 2007, la phase V du programme porte sur les années 2019-2021.

En 2005, le GREA s’était déjà vu confier un large travail de recherche sur le jeu excessif. Il s’agissait alors d’identifier les ressources à disposition pour le traitement des joueurs pathologiques, d’analyser les besoins en la matière ainsi que dans le domaine de la prévention pour enfin conceptualiser un dispositif susceptible d’optimaliser l’offre existante. Le PILDJ qui est issu de cette recherche. 

De par sa position, à l’interface entre les différents milieux de la prévention, des traitements, de la recherche et des services cantonaux, le PILDJ est un partenaire central dans la mise en lien des professionnels entre eux. Il crée des espaces de rencontre entre ceux-ci, anime des échanges, propose des analyses comme celles des enjeux liés à la mise en place de la nouvelle loi sur les jeux d’argent (LJar) notamment. Les actions développées dans son cadre visent un renforcement de la lutte contre la dépendance au jeu, une cohérence accrue des actions dans les différentes régions ainsi qu'entre professionnels, ils amènent enfin une meilleure visibilité des moyens dès lors qu'ils sont mis en œuvre collectivement. Les quatre axes du PILDJ:

Prévention 

La ligne téléphonique 0800 801 381 est un numéro d’appel gratuit opéré 24h/24 à disposition des joueurs et de leurs proches. En fonction de leur demande, ils sont réorientés dans les différents services cantonaux d’aide et de soins. Le numéro est visible sur de nombreux supports dont les sites internet de la Loterie Romande et sur les tactilos.

Le site SOS-Jeu est à la fois un outil d’information et d’orientation pour les usagers de jeux et les professionnels. Il recense les différentes ressources cantonales d’aide et de soins, informe sur quantité d’aspects dont le cadre légal, l’addiction, la documentation scientifique, les actions de prévention, etc..

Le site et l’application mobile Jeu-contrôle est un outil d’aide à disposition des joueurs pour les aider à ne pas perdre la maîtrise de leur activité de jeu, ou la retrouver. Elle peut servir également de support au travail thérapeutique dans le cadre d’une prise en charge spécialisée.

Le stand « Tous Joueurs » est un outil de prévention à l’intention du grand public. Il offre différentes interfaces explicatives sur les mécanismes de l’addiction au jeu de manière ludique et didactique. Produit par le PILDJ, il est à disposition des cantons et des institutions qui souhaiteraient l’utiliser dans le cadre de leurs manifestations.

Formation

La formation des professionnels non spécialistes des addictions permet de renforcer le repérage de la dépendance au jeu. Le PILDJ est à disposition de partenaires pour développer des modules de formation complémentaires aux offres institutionnelles ou ciblées en fonction de demandes spécifiques ou de nouvelles caractéristiques de l’environnement du jeu.  

Recherche

D’importantes recherches cantonales sont soutenues par le PILDJ comme GénérationFRee sur les pratiques de jeux d’argent chez les jeunes du cycle d’orientation puis en apprentissage. La recherche sur Les jeux de hasard et d'argent en ligne (JHAL) menée par le PILDJ offrira une analyse unique des pratiques des jeux sur internet avant et après le changement de loi intervenu au 1er janvier 2019.

Coordination

Cette activité du programme est un axe transverse aux précédents. Afin de remplir sa mission d’optimisation des ressources, le PILDJ participe activement à la mise en cohérence des actions et au renforcement des synergies entre acteurs, tout en respectant les particularités ainsi que les priorités des cantons.