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NON, au contraire ! La réduction des risques a pour objectif d’accompagnerl’usager dans la préservation de sa santé en période de consommation, tout en l’informant des différents programmes thérapeutiques existants. Un état de santé fortement dégradé constitue un handicap, et non un avantage, pour envisager un arrêt de la consommation. La réduction des risques s’insère donc dans une offre thérapeutique orientée vers l’abstinence.

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NON, c’est une politique pragmatique et orientée succès. L’usage de drogues illicites est un fait social. Les efforts importants entrepris depuis des décennies pour éliminer les drogues n’ont pas réussi à éradiquer la consommation, la production et le trafic. Adopter un modèle plus pragmatique consiste dès lors à limiter les dangers socio-sanitaires inhérents à la consommation de drogues et promouvoir la préservation de la santé.

 

NON, le fait de disposer de matériel stérile est sans effet sur le nombre de consommateurs. L’usage de drogues a fortement augmenté dans les années 80, bien avant que ne débutent les programmes d’échange de seringues. En revanche, la difficulté d’accès à ce matériel peut s’avérer catastrophique en termes de transmission VIH et autres infections.

SI. Une baisse très significative du partage de seringues et la réutilisation de matériel usagé ont été enregistrées depuis l’introduction de mesures de réduction des risques.

NON, le sevrage imposé conduit, dans une grande majorité des situations, à une rechute qui augmente les risques d’overdose mortelle. La plupart des personnes qui ont vécu dans la toxicomanie ont besoin de temps pour élaborer les bases d’un changement dans leur parcours de vie. Il est peu réaliste d’espérer transformer brutalement un mode de vie ou d’opérer une rupture radicale avec leur environnement social.

FAUX, cette affirmation stigmatise les usagers. Ceux-ci se soucient de leur santé et ont été capables de se responsabiliser en faveur de la prévention. Depuis 1990, le nombre de nouvelles infections au VIH/sida parmi les usagers de drogues a été divisé par 10, ce qui en fait une des populations les plus réceptives aux mesures de prévention.

FAUX, il n’est jamais incohérent d’offrir à des personnes les moyens de préserver au mieux leur santé et de les protéger contre des risques mortels. Ne pas le faire constituerait une «non-assistance à personnes en danger».

AU CONTRAIRE, le but prioritaire de la réduction des risques est de limiter les risques sanitaires (transmission des virus VIH et des hépatites) non seulement pour les usagers de drogues mais aussi, par extension, pour la population dans son ensemble. Elle vise également à limiter l’exclusion sociale pour éloigner les consommateurs de drogues de la petite criminalité. En apportant des points de repère aux consommateurs, elle favorise au contraire la sécurité publique.

NON, la société doit faire face à la réalité de l’usage de drogues bien qu’il soitune transgression de la norme légale. La survie et l’amélioration de la santé des citoyens nécessitent une approche pragmatique et responsable.


NON, la réduction des risques est un principe de sécurité socio-sanitaire et n’a pas pour mission d’instituer une nouvelle norme socioculturelle de la place des drogues dans notre société. Elle rend cependant le débat nécessaire dans la mesure où le statut légal actuel des produits n’empêche pas la consommation, mais augmente la criminalité ainsi que les prises de risques et la stigmatisation des personnes usagères de drogues : perte de l’emploi, du logement, du réseau social «hors milieu de la consommation».

FAUX, ce sont les caractéristiques urbaines et le marché de la drogue qui attirent les consommateurs de drogues vers les villes et non les prestations de réduction des risques. Heureusement, les structures de réduction des risques leur sont accessibles car ils ne s’arrêtent pas aux frontières des cantons ou des Etats.

FAUX, le dispositif fédéral en matière de drogues repose sur 4 piliers complémentaires. Le pilier répressif reçoit environ les 2/3 des montants, la thérapie un 1/4 et la prévention 5%. La réduction des risques ne représente finalement que 5% du financement de la politique en matière de drogues en Suisse.

NON MAIS, le marché du travail est aujourd’hui très fermé et les personnes les plus vulnérables en sont les premières exclues, consommatrices de drogues ou non. C’est pourquoi il est nécessaire de renforcer les opportunités d’emplois adaptés. Il est à noter toutefois que de nombreux usagers de drogues sont totalement intégrés socialement et professionnellement.

FAUX, aucune drogue n’est distribuée ni dans un local d’injection ni dans le cadre d’un programme d’échange de seringues. Lorsqu’elles entrent dans un local d’injection, les personnes qui souhaitent consommer doivent déjà être en possession du produit.

FAUX, aucun dealer n’entre dans une structure de réduction des risques, conformément au règlement des lieux. En revanche, les structures sont volontairement installées à proximité des lieux de consommation où s’échangent les produits.Elles ne sont cependant pas des zones de non-droit, leur accès est surveillé.

NON, il a été démontré que la criminalité n’augmentait pas avec l’installation de ces locaux. Les inquiétudes légitimes exprimées par le voisinage sont prises en compte, notamment par des rencontres d’information et de médiation. Par une responsabilisation des consommateurs, ces structures limitent le risque d’abandon de seringues sur l’espace publique. Le ramassage de seringues par des usagers est un facteur de sécurité supplémentaire.

 

NON, aucune augmentation des usagers injecteurs n’a pu être observée depuis l’ouverture de ces locaux. Les personnes dépendantes aux drogues consomment avec ou sans local d’injection. Offrir un lieu propre et surveillé permet de diminuer les risques et de sauver des vies en cas de sur dosage.

FAUX, en Suisse, l’apparition des mesures de réduction des risques coïncide avec une diminution progressive des nouveaux consommateurs de drogues. Cette évolution est spécialement importante pour les injecteurs d’héroïne.

SI, le taux de retour de seringues est très élevé. De plus, ces structures sensibilisent les usagers à cette problématique et organisent des ramassages de seringues par les usagers. L’utilisation des structures doit rester un choix et non une obligation pour les usagers de drogues.

FAUX, la dépendance est un état réversible. Les programmes de réduction des risques interviennent durant la phase de consommation active et le travail effectué par les professionnels permet de favoriser l’accès à l’ensemble du réseau sociosanitaire et au dispositif thérapeutique, tout en respectant le rythme de chacun.