Drug checking à Genève : première le 8 juillet à la Lake Sensation

04.07.2017
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Le Conseil d'Etat genevois donne son feu vert pour une phase pilote débutant lors de la Lake Sensation. Un premier bilan sera effectué courant de l'automne 2017.

L'action « Nuit Blanche? Première ligne » a adressé une demande de financement au Conseil d'Etat pour la mise en œuvre d'un programme d'analyse de substances psychoactives en milieu festif.

Cette mesure complète le dispositif actuel en matière de réduction des risques issu de la politique des quatre piliers (prévention, thérapie, réduction des risques et répression et régulation du marché) qui est appliquée dans notre pays dans le domaine de la consommation de substances illicites. En Suisse, des offres de Drug Checking mobiles existent depuis 1997 à Berne et depuis 2001 à Zurich.

Le Conseil d'Etat a chargé un groupe de travail, composé d'un représentant du département de la sécurité et de l’économie (DSE), respectivement du département de l’emploi, des affaires sociales et de la santé (DEAS), auxquels s'est associé un représentant du pouvoir judiciaire, d'examiner la faisabilité d'un tel projet pour Genève. Ce groupe de projet a rendu un rapport concluant à sa faisabilité, ainsi qu'à l'absence d'obstacle juridique, moyennant l'obtention d'une autorisation spéciale de l'Office fédéral de la santé publique et la signature d'une convention entre l'action et l'Etat.

Une phase pilote sera ainsi déployée pour la première fois durant la Lake sensation le 8 juillet 2017, a communiqué le Conseil d'Etat lors d'un point presse le 28 juin 2017. 

Le Drug Checking

Le Drug Checking mobile est une technique qui consiste à analyser sur place la composition chimique d’un produit stupéfiant pour y déceler la présence de principes actifs de certaines familles de drogues et de produits de coupe. Durant le temps de traitement d'environ vingt minutes, une consultation individuelle du consommateur permet de le sensibiliser et de le responsabiliser face aux risques encourus. Ainsi, la personne qui a remis une substance est amenée à remplir, avec l’accord de celle-ci, un questionnaire anonyme standard. Les données sociodémographiques sont recueillies ainsi que des informations sur la consommation. Le laboratoire numérote et documente les substances remises, en relevant notamment les composants déclarés lors de l’achat, le prix d’achat et la source d’approvisionnement (privée, milieu festif, dans la rue ou Internet). Une fois l’analyse réalisée, la personne qui a remis la substance est directement informée des résultats (produits diluants, pureté, effets et risques potentiels, Safer Use). La substance testée n’est pas rendue car les tests pratiqués l’empêchent mais la personne en est informée au préalable.

Par ailleurs, un système d’alerte est activé lorsqu’une substance s'avère particulièrement dangereuse, contenant des composants inattendus ou des substances fortement dosées. Ces alertes sont publiées sur les sites Internet des milieux festifs et transmises à différents milieux (police, secours, hôpitaux, instituts toxicologiques, offres de prévention et de réduction des risques).

 

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