| Consultation au sujet
du relèvement de l'impôt sur l'alcool
et d'une taxe sur les alcopops: la position du GREA
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| Régie fédérale des alcools
Monsieur L. Erard, directeur
Länggassstrasse 31
Case postale
3000 BERNE 9
Yverdon-les-Bains, le 29 octobre 2002 |
Consultation concernant le relèvement de l'impôt
sur l'alcool
Monsieur,
Nous avons bien reçu votre courrier du 21 octobre par lequel
vous nous demandez de nous prononcer sur le relèvement du taux
de l'impôt sur l'alcool ainsi que sur la perception d'un impôt
spécial sur les alcopops et nous vous en remercions.
Le Groupement romand d'études sur l'alcoolisme et les toxicomanies,
GREA, est évidemment très préoccupé par
les questions de dépendances et de leur prévention.
C'est donc sous l'angle de la promotion de la santé qu'il argumente
dans cette affaire. Le GREA avait préconisé, lors de
la consultation concernant le taux unique, le montant de Fr. 32.-.
Il lui paraît donc évident d'arriver, aujourd'hui, au
minimum à ce montant.
En ce qui concerne les alcopops, les professionnels des dépendances
regroupés au sein du GREA sont très inquiets de l'augmentation
de la consommation de ce type de boissons. Outre leur accord sur ce
nouvel impôt, - Fr. 1.70 nous paraît raisonnable - ils
préconisent de renforcer très sérieusement les
contrôles liés à la distribution de ces produits
et de lutter très activement pour la limitation de la publicité
y compris dans les lieux de vente. Le GREA propose aussi que la Régie
fédérale étudie attentivement les possibilités
d'intervention dans le sponsoring d'activités musicales ou
sportives s'adressant plus spécifiquement aux jeunes de manière
à favoriser, dans ces manifestations, les messages de promotion
de la santé.
Les arguments de cette augmentation et de ce futur impôt sur
les alcopops n'ont malheureusement pas changé depuis 3 ans
- les alcools - les alcools forts en particulier - doivent, par
leur prix, rester le moins accessibles possible, notamment à
une clientèle jeune. On sait aujourd'hui que le prix a une
influence sur la consommation. Le montant de Fr. 32.- est le minimum
acceptable
- la prévention reste le maillon faible de la politique
des dépendances : la dîme est un moyen de participer
au financement des actions de promotion de la santé et de
prévention. Nous profitons de l'occasion pour rappeler que
les impôts prélevés sur les alcools ne couvrent
en aucun cas les dégâts dus à leur abus. Il
sera de toute manière indispensable, à court terme,
d'investir plus de moyens financiers pour le traitement des dépendances
et la promotion de la santé
- une augmentation telle que celle qui est préconisée
ne met en aucun cas les revenus des cafetiers-restaurateurs en danger.
En espérant que nos arguments seront pris en compte, et en
vous en remerciant, nous vous prions d'accepter, Monsieur, nos salutations
les meilleures.
| Laurence Fehlmann Rielle |
Gérald Progin |
| Présidente |
Secrétaire général |
11.07.2005
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