Aux membres romand-es du Conseil national
Yverdon, le 30 août 2001
Madame la Conseillère nationale, Monsieur le
Conseiller national,
Depuis plusieurs années déjà, il est question
d'abaisser la limite maximale d'alcoolémie autorisée
à 0,5 o/oo pour les conducteurs. Cette mesure devrait être
introduite dans le cadre de la révision de la loi sur la
circulation routière prévoyant également des
contrôles en l'absence de signes d'ébriété.
Dans la perspective des débats de cet automne, les professionnels
membres du Groupement romand d'études sur l'alcoolisme et
les toxicomanies, GREA, tiennent à réaffirmer la
nécessité d'introduire rapidement le taux de 0,5 o/oo
marquant ainsi une volonté politique allant dans le sens
d'une amélioration de la sécurité routière.
Des études scientifiques sérieuses montrent qu'au-delà
d'un taux de 0,5 o/oo, l'alcool a des effets négatifs sur
l'aptitude à conduire un véhicule. De plus, il s'agit
d'une limite claire qui permet de formuler des recommandations plus
fiables sur les quantités à ne pas dépasser.
Il s'agit aussi de rappeler que la conduite sous l'effet d'alcool
est un acte socialement répréhensible.
Enfin, la Suisse sera bientôt le dernier pays européen
à maintenir le taux à 0,8 o/oo alors que l'on a constaté
une amélioration sensible de la situation dans les pays qui
ont introduit et appliqué correctement la règle du
taux limite à 0,5 o/oo. Tout récemment, une enquête
de l'Office fédéral de la statistique a révélé
que deux Suisses sur trois sont maintenant favorables à la
diminution du taux d'alcoolémie.
Nous comptons donc sur votre engagement lors des prochains débats
et vous saurions gré de nous faire connaître vos démarches
ou prises de position à ce sujet.
En vous remerciant d'avance de l'attention que vous porterez à
la présente, nous vous prions de croire, Madame la Conseillère
nationale, Monsieur le Conseiller national, à l'expression
de nos sentiments distingués.
| Laurence Fehlmann Rielle |
Gérald Progin |
présidente
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secrétaire général
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